Vous êtes ici

Thérapeutique ciblée

  • Successful erlotinib rechallenge after erlotinib-induced interstitial lung disease.

    2.01
    Revue: Journal of Thoracic Oncology

    Une femme asiatique est traitée par erlotinib pour un adénocarcinome de stade IV avec mutation de l’exon 19 de l’EGFR présente une amélioration de ses symptômes.

    Cependant à la 5éme semaine, elle présente une toux incessante, de la fièvre. Une antibiothérapie par doxycycline est administrée et un scanner thoracique est réalisé qui montre une excellente réponse mais également des opacités en verre dépoli diffuses conduisant les auteurs à porter le diagnostic de pneumopathie médicamenteuse à l’erlotinib.

    Sous ce traitement, les choses rentrent dans l’ordre et, comme l’erlotinib était la seule alternative thérapeutique possible, l’erlotinib est repris à 100 puis 150mg/j et rien ne se passe … Secondairement, la doxycycline est interrompue puis les corticoïdes. Cinq mois après, aucune nouvelle complication n’est apparue.

    Les auteurs ne remettent pas en cause le diagnostic de pneumopathie médicamenteuse, et considèrent qu’après une corticothérapie (et peut-être la doxycycline et son rôle anti-inflammatoire) l’erlotinib peut-être repris.

    Nous pensons pour notre part que cette pneumopathie n’est pas de façon certaine liée à l’erlotinib car la négativité du test de réintroduction n’est quand même pas habituelle … Même si quelques observations similaires de retraitement, sans que n'apparaissent de récidive de la maladie, ont été autrefois rapportées avec le méthotrexate. 

  • Efficacy of bevacizumab plus erlotinib versus erlotinib alone in advanced non-small-cell lung cancer after failure of standard first-line chemotherapy (BeTa): a double-blind, placebo-controlled, phase 3 trial

    3
    Revue: Lancet

    L’adjonction de bevacizumab a une chimiothérapie par carboplatine et taxol prolonge la survie globale et à une chimiothérapie par cisplatine et gemcitabine la PFS  des patients atteints de cancer non à petites cellules . Par ailleurs, l’administration d’erlotinib en seconde ligne prolonge la survie et l’administration de bevacizumab et d’erlotinib en maintenance augmente la PFS par rapport au bevacizumab seul : il était logique de tester l’association d’erlotinib et de bavacizumab en deuxième ligne.

    C’est l’objectif de cette étude multicentrique internationale de phase III qui a comparé chez 636 patients atteints de cancer non à petites cellules  de stade IV et récidivant après une première ligne de chimiothérapie ou réfractaires à celle-ci erlotinib et placebo ou erlotinib plus bevacizumab. L’objectif principal était la survie globale appréciée à partir de la date de randomisation.

    La médiane de survie a été la même (9,2–9,3 mois dans les deux groupes) de même que le taux de survie à un an (42,1% dans le groupe bevacizumab et 40,7% dans le groupe contrôle).

    Il n’était prévu de comparer les objectifs secondaires qu’en cas de différence significative concernant l’objectif principal, de sorte qu’aucune des données qui suivent n’est présentée comme « significative » :

     La PFS moyenne a été de 3,4 mois dans le bras bevacizumab et de1,7 mois dans le bras contrôle.

    Le taux de réponses objectives était de 13% dans le bras expérimental et 6% dans le bras contrôle.

    La durée de réponse et le taux de contrôle de la maladie étaient également allongés dans le groupe expérimental par rapport au bras contrôle.

    Une analyse de sous-groupe de 67 patients non fumeurs suggère une augmentation de survie globale du groupe bevacizumab (HR 0·44, 95% CI 0·21–0·94). Il en est de même chez les mutés).

    De façon attendue, la toxicité est supérieure dans le bras expérimental : les SAE entrainant le décès étaient de 6% dans le groupe expérimental et de 4% dans le groupe contrôle. 

  • Complete Radiological Response of Metastatic Anaplastic Lymphoma Kinase-Positive Signet Ring Lung Adenocarcinoma to Systemic Chemotherapy

    1.02
    Revue: Journal of Thoracic Oncology

    Pemetrexed chez les patients porteurs d’une translocation ALK-EML4.

    Récemment, nous avons analysé ici un article qui faisait état de PFS prolongées chez des patients porteurs du réarrangement EML4-ALK et traités par pemetrexed  http://site35.elsevier.nfrance.com/?q=node/2021 .

    Voilà encore qu’un très court article rapporte l’histoire d’une patiente de 27 ans qui présentait un adénocarcinome étendu avec translocation ALK  (fusion EML4-ALK) et chez la quelle une chimiothérapie par carboplatine et pemetrexed a été débutée. Six cycles ont été administrés avec une excellente tolérance : ils ont entrainé une réponse complète radiologique. De ce fait six cycles de maintenance par Pemetrexed ont été administrés, et à dix mois elle n’avait toujours aucun signe de progression

  • Whole-Tumor Perfusion CT in Patients with Advanced Lung Adenocarcinoma Treated with Conventional and Antiangiogenetic Chemotherapy: Initial Experience.

    1.02
    Revue: Radiology

    L’utilisation  du Bevacizumab dans les cancers broncho-pulmonaires non épidermoïdes est croissante et il n’est pas certain que les mesures radiologiques classiques avec l’utilisation des critères RECIST soient toujours bien applicables au suivi des tumeurs sous ce traitement.

    Les auteurs de ce travail proposent l’utilisation du « Whole-Tumor Perfusion CT » c’est à dire d’une technique qui vise à apprécier la perfusion (c’est à dire le rehaussement puis le lavage (wash-out)) de l’ensemble de la tumeur plutôt que de se limiter à une petite partie visible sur une coupe et leur objectif est de comparer cet examen aux critères RECIST.

    Quarante-cinq patients traités pour un adénocarcinome étendu par carboplatine, taxol et Bevacizumab ont été inclus. Ils ont été évalué par scanner initialement puis à 40 et 90 jours.

    Cette technique d’imagerie a montré une excellente capacité à l’évaluation de la circulation sanguine et de ces modifications sous l’effet du traitement anti-angiogénique.

  • Clinicopathologic Characteristics and Outcomes of Patients with Anaplastic Lymphoma Kinase-Positive Advanced Pulmonary Adenocarcinoma: Suggestion for an Effective Screening Strategy for These Tumors.

    2.01
    Revue: Journal of Thoracic Oncology

    En 2007 la description de la translocation du gène ALK et de sa fusion avec EML4 a représenté un réel progrès en cancérologie thoracique aboutissant l’an dernier aux résultats de l'importante étude de phase I avec le crizotinib qui très vraisemblablement va être enregistré prochainement chez les patients ayant cette translocation.

    Plusieurs facteurs cliniques ont été décrits comme liés à ce réarrangement (hommes jeunes non fumeurs atteins d'adénocarcinomes avec cellules en « bague à chaton » ). Le but de cette étude sud-coréenne est de comparer, à partir d’une série de 221 adénocarcinomes testés, les caractéristiques des patients ALK+ (n=45) et ALK-. (n=176)

    Le sexe n’était pas lié au résultat mais l’âge l’était : il y avait beaucoup plus de malades jeunes chez les ALK+.

    En revanche le statut tabagique ne jouait aucun rôle (9 fumeurs de plus de 10 PA chez les mutés) pas plus que l’aspect histologique en « bague à chaton ».

    Tous les ALK+ étaient TTF1+ et aucun EGFR muté n’était ALK +, ce qui confirmait bien le caractère mutuellement exclusif de ces deux mutations. De même aucun réarrangement n’a été observé chez les patients qui avaient eu une réponse objective aux TKIs.

  • Gefitinib in Combination With Irradiation With or Without Cisplatin in Patients With Inoperable Stage III Non-Small Cell Lung Cancer: A Phase I Trial.

    2.01
    Revue: International Journal of Radiation Oncology • Biology • Physics

    Très peu de données sont actuellement disponibles sur l’association du gefitinib à la radiothérapie. Une étude de faisabilité peu encourageante et portant sur un petit nombre de malades a été rapportée tout récemment sur ce site http://site35.elsevier.nfrance.com/?q=node/2082.

    Cette étude suisse de phase I a pour but d’étudier la faisabilité et la tolérance du gefitinib qui cette fois n’est pas associé qu’à une radiothérapie mais à une radiochimiothérapie avec du cisplatine.

    En deux ans 14 patients provenant de 7 centres ont été traités en 2 étapes :

    Tous ont reçu avant la qéquence thérapeutique de l’étude une chimiothérapie par cis ou carboplatine et gemcitabine or carboplatine. Les 5 premiers patients ont reçu quotidiennement 250 mg de gefitinib à partir d’une semaine avant le début de la radiothérapie (63 Gy au total) puis, dans la mesure où il n’a pas été observé de toxicité limitante,  les 9 suivants ont reçu en plus de la radiothérapie et du gefitinib du cisplatine à la dose de 35 mg/m2/semaine.

    Le temps de suivi médian de l’ensemble des patients était proche d’un an.

    Une liste très détaillée des toxicités est donnée : il s’agit pour la plupart des toxicités aux quelles on s’attendait soit avec le gefitinib (toxicité cutanée, diarrhée), soit avec la radiochimiothérapie (oesophagite, anorexie, vomissements, leucopénies). La plupart des toxicités étaient de grade 1 et 2 de sorte qu’il n’y a pas semble-t-il de surtoxicité dans cette étude. 

  • Non-small-cell lung cancer.

    3
    Revue: Lancet

    Nous ne pouvons que recommander au lecteur non spécialiste qui souhaite avoir en quelques pages une vision complète et actualisée de l’ensemble des acquisitions récentes dans tous les domaines du cancer bronchique non a petites cellules la lecture de cette remarquable mise au point à paraître dans le Lancet et qui rédigée par les meilleurs experts internationaux de cette maladie. 

    Étiquette:
  • Single-agent gefitinib with concurrent radiotherapy for locally advanced non-small cell lung cancer harboring mutations of the epidermal growth factor receptor.

    2.01
    Revue: Lung Cancer

    Très peu de données concernant l’association d’une radiothérapie et du Gefitinib sont disponibles.

    Cette étude prospective de faisabilité  concerne 9 patients atteints de cancer bronchique non a petites cellules de stade III relevant d’une radiothérapie. Ils ont été inclus en un peu plus d’un an.

    Ils ont reçu du Gefitinib à 250 mg par jour 14 jours avant le début de la radiothérapie. La tumeur primitive recevait 60 Gy en fractions de 2 Gy sur 6 semaines. Les 40 premiers Gy étaient délivrés sur la tumeur primitive, le hile homolatéral et les ganglions médiastinaux. Les 20 Gy suivants étaient administrés de façon plus sélective à la tumeur principale et aux ganglions adjacents.

    L’objectif principal était le taux de traitements achevés.

    Cinq des neuf patients n’ont pas pu recevoir le traitement prévu :

    Chez deux patients une progression a été observée durant les 14 premiers jours de sorte que la radiothérapie n’a pas été administrée.

    Chez un patient une insuffisance respiratoire sévère (Pa02 = 46) fit cesser la radiothérapie à 24 jours de gefitinib et 34 de radiothérapie. Le scanner objectivait du verre dépoli et le diagnostic de pneumopathie au gefitinib a été retenu. Sous corticoïdes la situation s’est améliorée et la radiothérapie a pu être administrée en totalité.

    Un autre patient a eu une pneumopathie de grade 1 interprétée comme liée au gefitinib et seule la radiothérapie a été poursuivie.

    Enfin chez le 5éme, une progression tumorale à 46Gy fit interrompre le traitement.

    Une toxicité de grade 3 a été observée chez 4 patients (foie, pulmonaire).

    Huit patients ont progressé et un seul était encore vivant sans récidive à 5 ans.

    Cette étude, même si elle porte  sur un petit nombre de malades, ne rend  pas enclin à poursuivre cette voie. A noter seulement que 2 malades seulement avaient une mutation activatrice de l’EGFR …. Et qu'ils ont vécu plus de 5 ans. Ceci ne ferme donc pas la porte à d’autres études de ce type chez les mutés. 

  • Early Prediction of Nonprogression in Advanced Non-Small-Cell Lung Cancer Treated With Erlotinib By Using [18F]Fluorodeoxyglucose and [18F]Fluorothymidine Positron Emission Tomography.

    2.01
    Revue: Journal of Clinical Oncology

    Cette étude prospective monocentrique  a comme objectif principal  d’évaluer la la place de la TEP-FDG et de la TEP-FLT (cette dernière serait plus performante pour l’appréciation de le réponse que la TEP-FDG) dans l’appréciation de la réponse précoce aux TKI de l’EGFR.

    Quarante patients traités par Erlotinib ont eu ces deux examens initialement mais seulement 34 ont pu être analysés. Parmi ceux ci, 24 ont pu avoir une recherche de mutations activatrices de l’EGFR : 4 examens étaient positifs.

    Les deux examens scintigraphiques effectués après le début du traitement l’ont été précocement (5 à 14 jours) puis tardivement (40-61 jours).

    Les patients non progressifs après 6 semaines selon le RECIST avaient significativement plus répondu précocement mais 2/8 des répondeurs précoces étaient progressifs après 6 semaines.

    Les patients qui avaient une réponse précoce à la TEP-FDG et à la TEP-FLT avaient un allongement de leur PFS et de la survie globale.

  • Gefitinib as first-line treatment for patients with advanced non-small-cell lung cancer with activating Epidermal Growth Factor Receptor mutation: implications for clinical practice and open issues.

    2.01
    Revue: Lung Cancer

    Il s’agit d’une excellente revue générale utile à tous ceux qui souhaitent rafraîchir leurs connaissance sur l’utilisation du Gefitinib en première ligne dans les cancer bronchique non a petites cellules de stade IV. L

    Les points forts de cette revue générale sont les suivants :

    1. Les facteurs cliniques ne suffisent pas à choisir le traitement de première ligne : dans une population sélectionnée seuls les mutés bénéficient du gefitinib.
    2. Les auteurs proposent de tester tous les non-épidermoïdes et pour les épidermoïdes uniquement les non fumeurs. Même si les mutations EGFR sont exclusives avec les mutations KRAS, se servir de KRAS comme élément pour trier les patients à qui une recherche de mutation EGFR doit être fait n’est pas pertinent.
    3. Il est nécessaire de disposer de prélèvements suffisants, même si les auteurs font mention de possibilités de rechercher des mutations sur des prélèvements exigus,
    4. Chez les mutés, l’administration de Gefitinib en première ligne entraîne une meilleure amélioration des symptômes, une meilleure qualité de vie et un meilleur profil de toxicité que la chimiothérapie. C’est pourquoi, même si les études (qui d’ailleurs n’ont pas été prévues pour cela) ne montrent pas de gain de survie globale, il est logique de commencer par du Gefitinib.
    5. Le profil de toxicité de ce traitement est acceptable.
    6. Actuellement seul le Gefitinib est enregistré en première ligne. Les résultats récents de l’étude OPTIMAL conduite en Chine et ceux attendus prochainement de l’étude EURTAC conduite en Europe devraient conduire à un enregistrement futur de l’Erlotnib.
    Étiquette:

Pages