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Oncologie thoracique: les analyses d'articles

  • Randomized trial of mediastinal lymph node sampling versuscomplete lymphadenectomy during pulmonary resection in thepatient with N0 or N1 (less than hilar) non–small cell carcinoma:Results of the American College of Surgery Oncology Group Z0030Trial

    3
    Revue: The Journal of thoracic and cardiovascular surgery
    Thematique: Chirurgie
    Étiquette:
  • ERCC1 influence on the incidence of brain metastases in patients with non-squamous NSCLC treated with adjuvant cisplatin-based chemotherapy.

    1.02
    Revue: Annals of Oncology
  • Randomized, double-blind study of denosumab versus zoledronic Acid in the treatment of bone metastases in patients with advanced cancer (excluding breast and prostate cancer) or multiple myeloma.

    2.01
    Revue: Journal of Clinical Oncology
  • Multimodality approach to mediastinal staging in non-small cell lung cancer. Faults and benefits of PET-CT: a randomised trial.

    2.01
    Revue: Thorax
  • Expression of estrogen receptor beta predicts a clinical response and longer progression-free survival after treatment with EGFR-TKI for adenocarcinoma of the lung.

    2.01
    Revue: Lung Cancer
    Étiquette:
  • A phase III randomized trial of gemcitabine-oxaliplatin versus carboplatin-paclitaxel as first-line therapy in patients with advanced non-small cell lung cancer.

    2.01
    Revue: Journal of Thoracic Oncology
  • Outcome-adaptive randomization: is it useful?

    2.01
    Revue: Journal of Clinical Oncology
  • Causes and Consequences of Deviation from Multidisciplinary Care in Thoracic Oncology

    2.01
    Revue: Journal of Thoracic Oncology
  • Vandetanib Plus Pemetrexed for the Second-Line Treatment of Advanced Non-Small-Cell Lung Cancer: A Randomized, Double-Blind Phase III Trial.

    2.01
    Revue: Journal of Clinical Oncology
  • Phase II trial of induction gemcitabine and carboplatin followed by conformal thoracic radiation to 74 Gy with weekly paclitaxel and carboplatin in unresectable stage III non-small cell lung cancer.

    1.02
    Revue: Journal of Thoracic Oncology

Pages

Coup de ♥ du mois

  • Cancer bronchique à petites cellules : que fait-on dans la « vraie vie » après la deuxième ligne?

    1.02
    Revue: Lung Cancer

    Le traitement du cancer bronchique à petites cellules (CBPC) n’a pratiquement pas varié depuis plusieurs décennies : il consiste en une chimiothérapie qui en est la pierre angulaire, laquelle chimiothérapie est un doublet cisplatine + VP16 ou carboplatine + VP16 (doublet auquel certains ont ajouté une anthracycline et du cyclophosphamide). Dans les formes limitées à l’hémithorax on y associe une radiothérapie médiastino-tumorale si l’importance du champ d’irradiation le permet. En cas de réponse complète, une irradiation prophylactique de l’encéphale est proposée dans les formes limitées à l’hémithorax, beaucoup plus discutée dans les formes extensives (http://em-onco.com/contributions/faut-il-continuer-proposer-une-irradiation-cerebrale-prophylactique-aux-patients).

    Si le CBPC est très chimiosensible, malheureusement, des résistances vont survenir quasi inéluctablement notamment dans les formes très étendues.

    Le traitement de deuxième ligne va dépendre de l’intervalle de temps entre la fin du traitement d’induction et la rechute. Si ce temps est supérieur à 3 mois et a fortiorià 6 mois toutes les études montrent qu’on a intérêt à reprendre la même chimiothérapie qu’à l’induction. Si, au contraire la rechute survient pendant le traitement d’induction ou dans les 3 mois qui suivent la fin de ce traitement, le seul médicament ayant l’AMM dans cette indication est le topotécan (cliquer ici). Il n’y a pas de recommandation au-delà de deux lignes de traitement…Pour autant, lorsque les patients sont encore en bon état général, il leur est généralement proposé une nouvelle ligne.

    C’est l’intérêt de ce genre d’articles que de se placer dans la vie réelle et d’avoir ainsi une vision juste des pratiques et surtout des résultats qui bien sûr vont souvent être très différents de ceux observés dans les essais cliniques où les patients sont très sélectionnés.

    Une telle étude a très rarement été menée dans le CBPC et c’est tout l’intérêt de cet article qui analyse sur une période de 5 ans allant de janvier 2011 à décembre 2016, les traitements reçus et le devenir de 334 patients ayant eu 2 lignes de traitements (dont au moins un à base de platine) et qui ont eu soit une troisième ligne (n=249) soit des soins de support seuls (n=85).  Parmi les 334 patients, la proportion de ceux recevant une quatrième ligne ou une 5èmeligne de traitement reste supérieure à 50%. Cette analyse rétrospective est faite à partir d’une cohorte provenant des Etats-Unis sans que les 25 sites exacts n’en soient précisés.

    Les drogues utilisées étaient préférentiellement des taxanes  (28,5% en troisième ligne et 20,5% en 4èmeligne, 20% en 5èmeligne). Un doublet à base de platine avec une autre drogue que l’étoposide a été employé chez 37 patients en 3èmeligne (14,9%), 19 patients (26%) en 4èmeligne et chez 7 patients (28%) en 5èmeligne.

    Si le taux de réponse observé est supérieur à ce qui est décrit dans les essais thérapeutiques de deuxième ligne (aux environs de 21% en troisième et quatrième  ligne, 12% en cinquième ligne), la survie reste très courte avec une médiane à 3,4 mois pour l’ensemble des 334 patients (IC 95% 2,9-4) avec une probabilité de survie de 11% à un an. Pour les patients qui n’ont eu que des soins de support en 3èmeligne la médiane de survie est de 0,9 mois avec une probabilité de survie à 6 mois de 8,8%. Pour ceux qui ont bénéficié au moins d’une troisième ligne de traitement, la médiane de survie est de 4,4 mois avec une probabilité de survie à 6 mois de 36,6% et à un an de 11,4%.

    Les taux de survie rapportée sont bien sûr, contrairement au taux de réponse ou à la PFS (dont la validité dans une analyse rétrospective est plus que sujette à caution),  un critère « dur » et donnent une idée de la survie spontanée d’un patient ayant un CBPC et arrivé à l’échéance d’une troisième, quatrième, cinquième ligne de traitement. C’est aussi l’intérêt indiscutable de cette étude, d’autant que parmi les patients arrivés au stade d’une décision de troisième ligne, les auteurs ont réussi identifier ceux qui auraient pu avoir un traitement actif mais qui l’ont refusé. La médiane est de 1,3 mois et la probabilité de survie à 6 mois est de 8,8% se rapprochant de ce qui est observé pour l’ensemble des patients n’ayant eu que des soins de support. Il semble donc bien y avoir un bénéfice de survie pour les patients recevant une troisième ligne (ou plus) de traitement. Savoir si ce bénéfice est cliniquement intéressant est bien sûr un autre sujet.

     

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